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Comment porter plainte pour discrimination au Canada

publié le 19 avril 2017 , mis à jour le 1 mars 2021

Au Canada, les lois peuvent être différentes.

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Une compagnie ferroviaire ou aérienne refuse de vous servir. On refuse de vous embaucher à une banque, une station de radio ou au bureau de poste. Vous croyez être victime de discrimination. Les incidents se répètent et vous voulez y mettre fin. Voici les étapes à suivre pour porter plainte.

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Porter plainte contre un organisme fédéral au Canada

Si vous croyez être victime de par un organisme fédéral, vous devez porter plainte à la Commission canadienne des (la Commission).

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de discrimination par un organisme provincial, renseignez-vous sur les étapes à suivre selon votre province ou territoire.

Étapes à suivre pour porter plainte contre un organisme fédéral

Il y a cinq étapes à suivre:

  1. Faire évaluer votre demande par la Commission canadienne des droits de la personne.
  2. Essayer de régler à l’ .
  3. une plainte officielle.
  4. Participer à l’ officielle de la Commission.
  5. Recevoir la décision finale de la Commission canadienne ou du canadien.

Étape 1 : Faire évaluer votre demande par la Commission canadienne des droits de la personne

Pour commencer, vous devez envoyer une lettre à la Commission. C’est ce qu’on appelle la « demande ». Dans cette demande, vous expliquez brièvement la situation, en précisant l’organisme contre lequel vous voulez porter plainte.

Voici comment envoyer votre demande : 

  • Par la poste ou par télécopieur : vous pouvez envoyer votre demande directement à la Commission. La demande ne doit pas dépasser trois pages. Il faudra compter au moins deux semaines avant de recevoir une réponse.
  • Par téléphone : un agent peut vous expliquer la marche à suivre.

Avant d’accepter votre demande et de passer à l’étape suivante, la Commission vérifie que :

  • la discrimination a eu lieu dans un organisme fédéral,
  • l’action est un discriminatoire,
  • l’action est fondée sur un motif discriminatoire.

Étape 2 : Essayer de régler à l’amiable

Après avoir accepté votre demande, la Commission communique avec vous et avec l’organisme fédéral contre qui vous portez plainte. La Commission vous proposera à tous les deux de régler la situation à l’amiable.

Plusieurs organismes fédéraux ont déjà des politiques internes qui prévoient le règlement à l’amiable avec les employés ou les clients, en cas de conflit. Si c’est le cas, la Commission vous demandera de suivre ce processus.

Sinon, la Commission vous invite à participer à une . La médiation n’est pas obligatoire, mais fortement encouragée. Si vous acceptez d’y participer, c’est la Commission qui gère la médiation.

Durant la médiation, tous les échanges sont confidentiels. Si vous parvenez à vous mettre d’accord avec l’organisme fédéral, vous signez une entente officielle et le dossier est fermé. La plupart des médiations peuvent se régler dans un délai d’un mois ou deux.

Si vous n’arrivez pas à vous entendre à l’amiable et que vous souhaitez poursuivre, vous devez déposer une plainte officielle.

Étape 3 : Déposer une plainte officielle

Lorsque vous déposez une plainte officielle à la Commission, vous devez remplir le formulaire de plainte et:

  • expliquer la situation discriminatoire,
  • identifier le motif discriminatoire,
  • parler des conséquences négatives que cette situation a eues sur vous.

Soyez aussi clair que possible dans vos explications.

Appuyez-vous sur des preuves comme des documents (ex. : statistiques sur les ressources humaines d’une entreprise accusée de discriminer à l’embauche), des objets (ex. : photos, objets vandalisés) et des .

Exemple :

Vous portez plainte contre votre employeur parce qu’il vous a refusé une augmentation salariale à cause de votre orientation sexuelle.  Vous avez obtenu copie des échanges de courriels de vos supérieurs dans lesquels ils avouent que votre orientation sexuelle est la seule raison de leur refus.

Dans cet exemple, votre plainte officielle doit expliquer :

  • La situation : une augmentation salariale refusée dans le cadre de votre emploi.
  • Le motif discriminatoire : votre orientation sexuelle.
  • La preuve : copie des échanges de courriels.
  • Les conséquences négatives sur vous : vous êtes privé d’un avantage financier, vous êtes déçu, frustré...

Étape 4 : L’enquête officielle de la Commission canadienne des droits de la personne

La Commission reçoit votre plainte officielle et commence son enquête. L’enquêteur de la Commission interroge toutes les personnes concernées et examine toutes les preuves.

À la fin de son enquête, l’enquêteur émet l’une des trois recommandations suivantes à la Commission :

  • Rejeter votre plainte :

L’enquêteur pense que la situation n’est pas discriminatoire et propose de fermer le dossier.

  • Organiser une  :

L’enquêteur propose de régler la situation à l’amiable. La conciliation réunit la personne qui porte plainte et l’organisme visé par la plainte pour trouver un terrain d’entente. Contrairement à la médiation, la conciliation est obligatoire : vous devez y participer pour tenter une dernière fois de régler le problème.

  • Transférer votre plainte :

L’enquêteur pense que le Tribunal canadien des droits de la personne (le Tribunal) est mieux placé pour traiter la plainte.

Étape 5 : La décision finale

Une fois que la Commission prend connaissance des recommandations de l’enquêteur, elle peut :

  • rejeter votre plainte : dans ce cas, votre dossier est fermé.
  • organiser une conciliation.
  • demander à l’enquêteur de recommencer son enquête lorsqu’il y a trop d’incohérences dans le dossier.
  • transférer votre plainte au Tribunal canadien des droits de la personne.

Dans ce cas, le Tribunal organise une et fait appel à des témoins. Il prend ensuite sa décision finale, soit de :

  • rejeter votre plainte : le Tribunal ferme votre dossier.
  • reconnaître que vous êtes victime de discrimination : le Tribunal donne l’ordre à l’organisme de vous .

Exemples de :

  • Votre employeur doit vous rembourser le salaire perdu.
  • Votre employeur doit modifier ses politiques internes pour vous permettre de travailler de la maison.
  • Le bureau de poste doit rénover ses locaux pour adapter les passages aux fauteuils roulants.

Contester la décision

Vous pouvez contester la décision de la Commission ou du Tribunal. Pour cela, vous devez faire une demande à la Cour fédérale du Canada. C’est ce qui s’appelle la révision ou le contrôle judiciaire. C’est un processus complexe.

En cas de contrôle judiciaire, le rôle de la Cour fédérale est limité : la Cour vérifie uniquement si la Commission ou le Tribunal ont fait leur travail en traitant votre plainte.

  • Si la Cour fédérale est d’accord avec vous, elle renvoie votre plainte à la Commission canadienne (ou le Tribunal). La Commission ou le Tribunal doit examiner une nouvelle fois votre plainte. 
  • Si la Cour fédérale n’est pas d’accord avec vous, elle rejette votre demande de contrôle judiciaire. Vous pouvez contester la décision de la Cour fédérale à la Cour d’appel fédérale du Canada, puis la Cour suprême du Canada.

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme provincial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte à la Commission des droits de la personne de l’Alberta.

12 mois pour porter plainte en Alberta

Vous avez jusqu’à 12 mois après l’incident pour porter plainte à la Commission des droits de la personne de l’Alberta (Alberta Human Rights Commission).

Par où commencer?

Visitez le site de la Commission (en anglais seulement) pour connaître toute la procédure à suivre, y compris comment une plainte, quel bureau régional contacter, et quels sont les dédommagements possibles.

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme provincial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte à la Commission des droits de la personne de la Colombie-Britannique.

6 mois pour porter plainte en Colombie-Britannique

Vous avez jusqu’à six mois après l’incident pour porter plainte au des droits de la personne de la Colombie-Britannique (BC Human Rights Tribunal).

Par où commencer?

Visitez le site du Tribunal (en anglais seulement) pour connaître la procédure à suivre.

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme provincial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte à la Commission des droits de l’Île-du-Prince-Édouard.

12 mois pour porter plainte à l’Île-du-Prince-Édouard

Vous avez jusqu’à 12 mois après l’incident pour porter plainte à la Commission des droits de la personne de l’Île-du-Prince-Édouard (Prince Edward Island Human Rights Commission) (en anglais seulement).

Par où commencer?

Visitez le site de la Commission (en anglais seulement) pour connaître la procédure à suivre.

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme provincial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte à la Commission des droits de la personne du Manitoba. 

12 mois pour porter plainte au Manitoba

Vous avez jusqu’à 12 mois après l’incident pour porter plainte auprès de la Commission des droits de la personne du Manitoba.

Par où commencer?

Visitez le site de la Commission pour connaître la procédure à suivre. 

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme provincial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte à la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick.

12 mois pour porter plainte au Nouveau-Brunswick

Vous avez jusqu’à 12 mois après l’incident pour porter plainte à la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick.

Par où commencer?

Visitez le site de la Commission pour connaître la procédure à suivre. 

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme provincial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte à la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse.

12 mois pour porter plainte en Nouvelle-Écosse

Vous avez jusqu’à 12 mois après l’incident pour porter plainte auprès de la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse (Nova Scotia Human Rights Commission) (en anglais seulement).

Par où commencer?

Visitez le site de la Commission (en anglais seulement) pour connaître la procédure à suivre.

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme territorial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte au des droits de la personne du Nunavut.

2 ans pour porter plainte au Nunavut

Vous avez jusqu’à deux ans après l’incident pour porter plainte auprès du Tribunal des droits de la personne du Nunavut.

Par où commencer?

Visitez le site du Tribunal pour connaître la procédure à suivre. 

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme provincial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte au des droits de la personne de l’Ontario. 

12 mois pour porter plainte en Ontario

Vous avez jusqu’à 12 mois après l’incident pour porter plainte au Tribunal des droits de la personne de l’Ontario

Si la situation a eu lieu dans le domaine de l’habitation (ex. : logement à louer), vous avez également jusqu’à 12 mois après l’incident pour porter plainte à l’Unité des enquêtes et de l’application des mesures législatives ou à la Commission de la location immobilière

ATTENTION :

Le du logement peut porter plainte à la Commission de la location immobilière après le délai de 12 mois si le vit encore dans le logement. 

Par où commencer?

Visitez le site du Tribunal pour connaître la procédure à suivre.

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme provincial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte à la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan.

12 mois pour porter plainte en Saskatchewan

Vous avez jusqu’à 12 mois après l’incident pour porter plainte auprès de la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan (Saskatchewan Human Rights Commission) (en anglais seulement).

Par où commencer?

Visitez le site de la Commission (en anglais seulement) pour connaître la procédure à suivre.

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme provincial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte à la Commission des droits de la personne de Terre-Neuve-et-Labrador.

12 mois pour porter plainte à Terre-Neuve-et-Labrador

Vous avez jusqu’à 12 mois après l’incident pour porter plainte auprès de la Commission des droits de la personne de Terre-Neuve-et-Labrador (Newfoundland and Labrador Human Rights Commission) (en anglais seulement).

Par où commencer?

Visitez le site de la Commission (en anglais seulement) pour connaître la procédure à suivre.

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme territorial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte à la Commission des droits de la personne des Territoires du Nord-Ouest.

2 ans pour porter plainte dans les Territoires du Nord-Ouest

Vous avez jusqu’à deux ans après l’incident pour porter plainte auprès de la Commission des droits de la personne des Territoires du Nord-Ouest (Northwest Territories Human Rights Commission) (en anglais seulement). 

Par où commencer?

Visitez le site de la Commission (en anglais seulement) pour connaître la procédure à suivre.

ATTENTION :

Si vous croyez être victime de par un organisme territorial, vous ne pouvez pas porter plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Vous devez porter plainte à la Commission des droits de la personne du Yukon.

18 mois pour porter plainte au Yukon

Vous avez jusqu’à 18 mois après l’incident pour porter plainte auprès de la Commission des droits de la personne du Yukon (Yukon Human Rights Commission) (en anglais seulement).

Par où commencer?

Visitez le site de la Commission (en anglais seulement) pour connaître la procédure à suivre.